Maison D. GOTTLIEB'S & CO à CHICAGO. Flipper modèle " ACE HIGH ", structure en bois laqué polychrome jaune, vert et rouge et métal (verre rapporté, piqûres, accidents, manques, hors-service). Vers 1957. Haut. : 174 cm - Larg. : 66.5 cm - Prof. : 130 cm Illustrations et conception attribuées à Wayne NEYENS et ROY PARKER. L'ancêtre du flipper apparaît en France en 1777 sous le nom de Bagatelle. Le principe est simple : le joueur fait rouler des billes sur un plateau incliné garni de clous. À cette époque, le jeu repose entièrement sur le hasard. Au début du XXe siècle, la version moderne se développe aux États-Unis, sous forme de machine mécanique. Dans les années 1930, en pleine Grande Dépression, la bagatelle est remise au goût du jour et devient le pinball — contraction des mots anglais pin (clou) et ball (bille). Le succès est immédiat et populaire, mais son association aux jeux d'argent entraîne son interdiction dans plusieurs villes, notamment à New York, où il ne sera de nouveau autorisé qu'en 1976. Fondée en 1927, la société Gottlieb joue un rôle déterminant dans l'histoire du flipper. À l'instar des mots « frigo » ou « scotch », son nom contribue à populariser le terme générique « flipper ». La grande révolution intervient en 1947 avec l'invention des palettes — les flippers en anglais — qui permettent au joueur de contrôler la bille : la chance laisse place à l'adresse. Entre 1950 et 1970, Gottlieb domine le marché mondial et exporte ses machines avec son célèbre slogan : « Les flippers, aussi américains que le baseball et les hot-dogs ! » La société cessera son activité en 1996. Les décors des flippers, souvent réalisés par des artistes, s'inspirent du cinéma, de la conquête spatiale ou des grandes icônes populaires. Véritable objet social, le flipper connaît son âge d'or entre 1955 et 1980, période durant laquelle l'électromécanique cède progressivement la place à l'électronique, multipliant effets lumineux, sons et thèmes spectaculaires.
Estimation : 200 - 400 €
