Lot 699

Description

Georges JOUVE (1910-1964). Vide-poche modèle dit "Banane" en faïence émaillée noir mat. Signé du sigle d'Apollon au revers. Haut. : 6.5 cm - Larg. : 18.5 cm - Prof. : 9.5 cm C'est à Paris dans les années 1930 à l'école Boulle que Georges Jouve se forme à la sculpture, il y gagne le surnom d'Apollon qui le suivra tout au long de sa carrière. Après des débuts comme décorateur de théâtre, Georges Jouve découvre l'art de la céramique. Prisonnier dès le début de la Seconde Guerre mondiale il s'évade et trouve refuge à Dieulefit. C'est là, chez le céramiste Etienne Noël qu'il découvre l'art du feu. Sa formation de sculpteur classique est alors omniprésente et il produit des statuettes principalement religieuses. A la Libération Jouve rentre à Paris et établit son atelier rue de la Tombe-Issoire. A Paris, ses créations s'éloignent de l'art traditionnel pour se conformer davantage à l'esthétique des années 1940. L'emploi de lignes pures et d'un émail noir de cuivre à l'aspect satiné pour notre pièce sont caractéristiques de cette nouvelle esthétique de Georges Jouve. En signant du sigle d'Apollon, Georges Jouve est plus qu'un céramiste, il est aussi sculpteur. Sa pièce n'est plus un objet seulement utilitaire mais une œuvre d'art, source de beauté lumineuse du quotidien qui s'oppose au noir intense, sa couleur de prédilection. Travailleur infatigable, le céramiste est de toutes les expositions, de Rio à Rome ; à Paris il collabore avec Jacques Adnet et Mathieu Matégot. Il devient le céramiste emblématique des années 50. Atteint de saturnisme, Jouve part se réfugier chez le couple de collectionneurs Jeanne et Norbert Pierlot au château de Railly, et en 1954 il quitte Paris pour la Région Aixoise. En 1965, un an après sa mort, la galerie La Demeure organise une grande rétrospective « hommage à Jouve, 20 ans de céramique ».

Estimation : 3000 - 5000 €