À l’occasion de la vente Couture n°31, organisée le samedi 14 novembre, Ouest Enchères Publiques a invité Catherine de Charette, présidente de la CRIFO, à incarner la couverture de cette nouvelle édition.
Un choix qui fait écho à ce que les vêtements peuvent exprimer de nous : une allure, une personnalité, parfois même une force. Une force que Catherine de Charette met depuis de nombreuses années au service de l’intérêt collectif et, aujourd’hui, de la défense des personnes vulnérables.
À travers son parcours et son engagement, elle œuvre pour faire entendre leur voix, préserver leurs droits et leur autonomie, mais aussi rapprocher des univers qui, parfois, ne se comprennent pas ou s’ignorent.
L’engagement est un véritable fil conducteur de votre parcours. Comment vous a-t-il menée jusqu’à la présidence de la CRIFO ?
Je crois que cela fait partie de mon ADN. Ce qui me caractérise, c’est l’envie d’entreprendre, de collaborer, de coopérer, d’inventer, d’avoir du sens.
J’ai toujours été sensible aux questions d’intérêt général, de bien commun et de transmission. Après une première expérience dans le secteur privé, j’ai passé une vingtaine d’années au sein de l’École des Mines, où j’ai notamment travaillé à rapprocher la recherche du monde économique, avant de me tourner vers la philanthropie et poursuivre ma carrière en dirigeant la Fondation de l’Université de Nantes.
Aujourd’hui, cet engagement se prolonge à la CRIFO, que je connaissais déjà puisque j’en étais administratrice et que je suis personnellement concernée par la question de la protection juridique d’un membre de ma famille. Mon rôle est de porter le sens, la stratégie et la vision de l’association, mais aussi de la représenter et de la faire connaître. L’un de mes combats est notamment de mettre en lumière le métier de mandataire judiciaire à la protection des majeurs et son utilité sociale. Il reste encore trop souvent résumé à « la tutelle », alors que ces professionnels jouent un rôle pivot essentiel mais méconnu auprès des personnes en situation de vulnérabilité.
Derrière les mesures et les dossiers, il y a avant tout des personnes. Protéger, c’est aussi permettre à chacun de continuer à exercer ses droits, à participer à la société et à conserver autant que possible son autonomie. C’est profondément un sujet de citoyenneté.
Vous avez évolué entre des univers très différents. Comment adaptez-vous votre discours pour faire avancer les causes que vous défendez ?
Chaque univers a ses codes et son propre langage. Il faut savoir les comprendre pour créer des passerelles, expliquer et rendre accessible, sans jamais perdre de vue le sens de ce que l’on défend. C’est ce qui a guidé mon parcours : faire dialoguer des mondes qui parfois s’ignorent et fédérer autour de projets porteurs de sens, en gardant toujours l’humain au cœur.
Les vêtements occupent une place particulière dans ce portrait. Que représentent-ils pour vous et pourquoi avoir accepté d’incarner cette couverture ?
D’abord parce que Juliette est une amie. Elle connaît mon sens de l’engagement, qui a été un véritable moteur dans ma vie, notamment pour des causes qui ne sont pas toujours faciles à défendre. Cette proposition était aussi une autre manière de mettre en lumière mon engagement à la CRIFO.
J’aime regarder les vêtements à travers ce qu’ils racontent. La mode est témoin d’une époque et peut faire ressurgir des souvenirs d’enfance comme les premiers chemisiers Cacharel, ou encore le rêve absolu du smoking de Saint-Laurent, la petite robe noire de Dior… Les vêtements disent aussi quelque chose de la personne qui les porte. Ils peuvent donner une allure, accompagner une posture, une façon de se présenter aux autres et de prendre sa place.
Il y a enfin quelque chose qui me plaît dans l’idée de rendre accessibles des univers que l’on pense parfois ne pas être faits pour soi. Une salle des ventes peut elle aussi impressionner. Pourtant, chacun doit pouvoir se sentir légitime à y entrer. Et tout le monde a le droit au beau.
Le mot de Juliette Jourdan
« Catherine incarne à mes yeux à la fois la force et l’élégance. Une force qu’elle choisit de mettre au service des autres et, notamment, des personnes les plus vulnérables. C’est cette personnalité que nous souhaitions mettre en lumière à travers cette couverture. »
Rendez-vous samedi 14 novembre, à 14h à l’Hôtel des ventes de Nantes pour la vente Couture n°31. En attendant, vous pouvez d’ores et déjà consulter le catalogue sur Interenchères ou Drouot.

